Que signifie le fait d’avoir reçu le PGGAS pour Anik Bissonnette et Louise Lecavalier

Nos lauréats 2014 forment un extraordinaire groupe d’artistes. Notre chevronnée éditrice, Diana Tyndale, de Piranha Communications, a interviewé chacun d’eux en préparation de la conférence de presse du 26 mars dernier. Lors du Gala des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle (PGGAS), qui aura lieu au Centre national des Arts le samedi 10 mai, on rendra hommage aux lauréats. Diana leur a demandé quels étaient leurs sentiments lorsqu’ils ont appris qu’ils allaient recevoir le PGGAS.  Vous constaterez ici que tous ont été particulièrement touchés de recevoir cet honneur, mais que certains se sont demandés s’ils méritaient de recevoir un prix qui récompense la réalisation artistique de toute une vie.

Les PGGAS représentent la plus haute distinction au Canada dans le domaine des arts du spectacle. Pour les lauréats, ces prix constituent l’occasion de faire un retour sur l’ensemble de leur carrière et de réfléchir à ce que signifie cet honneur.

Deux de nos lauréates 2014 viennent du milieu de la danse. Si toutes deux avouent avoir été constamment envahies par le doute, elles ont été profondément touchées par le fait qu’on reconnaisse leur travail. Dans cette première série de billets sur nos lauréats, voyons ce que les danseuses  Anik Bissonnette et Louise Lecavalier pensent de cet honneur qui leur est fait.

Anik Bissonnette, pour une, avoue être constamment dans le doute, et malgré son manque de confiance en elle, elle a toujours su qu’elle était née pour être danseuse. À propos de son PGGAS, Mme Bissonnette explique :
 
Pour moi, après ce prix-là, il n’y a plus d’autre prix. C’est vraiment, vraiment un grand, grand honneur. Je veux revenir sur mon doute de moi, car c’est un de mes défauts : j’étais très contente mais je me demandais, « Est-ce que c’est vrai? Est-ce que je le mérite vraiment? » Il faut que j’apprenne à dire, « Oui, je le mérite vraiment! »











Quant à Louise Lecavalier, voici ce qu’elle pense de cet honneur :

Bien sûr, je suis touchée d’être parmi des artistes que j’admire beaucoup et qui ont reçu ces prix-là, qui ont accepté ces prix-là. C’est touchant, c’est honorant, mais en même temps étonnant parce que je me sens toujours comme une débutante dans ce que je fais. Le risque est énorme à chaque fois, on dirait que je repars toujours à zéro – pas vraiment zéro, mais c’est la sensation que j’ai.  Je me sens trop jeune pour recevoir des prix !
 
En même temps, je me dis qu’il est possible que tous ceux qui reçoivent un prix se sentent trop jeunes. Les arts en particulier, c’est une recherche : il n’y a pas de satisfaction totale à dire, « J’ai réussi. »…  Quand un prix comme celui-là arrive, je me dis : « D’accord, ce n’est pas si mal. » Ça ne veut pas dire que ça va être plus facile par la suite mais ça fait plaisir. C’est un immense encouragement. C’est touchant et étonnant à la fois.

Surveillez notre prochain billet qui vous révélera les réactions d’autres lauréats 2014 du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle. D’ici là, profitez bien des réflexions des deux danseuses qui méritent certainement de recevoir cette distinction.


-Jami

2014-05-10


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